Session Lowtech Jour 2 du 7 juillet 2022


D'après le pad de prise de note de La Myne.

En travaux

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[FUC Brest 2022] Low-Tech, Tiers-Lieu et projets de Tiers-lieux - 7 juillet

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Contexte

Session LowTech du Forum des usages coopératifs de Brest 2022

Ces prises de notes ont été initiées spontanément par des participants aux sessions, selon des pratiques exercées à la Myne et chez Konsilion ingénieries.

  • Contribution à la prise de notes et mise en forme: Emmanuel Laurent, Florence Le Nulzec, Maud Tournery, Nicolas Brémond, William Brenaud, Alexandre Gaultier, (si vous contribuez, ajoutez votre nom!)

Présentations des intervenants

Animatrice: Maud TOURNERY (Low-tech Lab Brest) (https://atelierisatis.fr/)

Auto-entrepreneuse en accompagnement de projets au service des transitions, facilitation en intelligence collective, formatrice en jeux de formation, médiation scientifique. Très impliquée dans le Low-tech Lab Brest (vlet conception de formation, ateliers, exposition…).

Thomas THIBAULT du Collectif BAM

Manque le début de la présentation

L’objectif de ce travail est de permettre une documentation sur le lieu même de l’expérimentation. Cela permet d’inciter les personnes à documenter leur projet. Expérimentation sur la ferme de la Martinière avec une utilisation de Do.doc

Stations des savoirs - le site web repose sur l’outil Dodoc

image illustrationFUCLT.png (0.8MB)
Source La myne

Source photo sous licence CC-by-SA

  • Stockage des infos sur un disque dur pour un usage en local
  • Connection en wifi des utilisateurs via la station.
  • Objet imaginé pour des usages futurs et pas forcément pour des besoins présents. Mais c’est une expérimentation.

Aurélien LEGEARD (Ecocentre du Trégor)

  • Centre de formation
    • 5 salariés / équipe conséquente
  • Systèmes low-tech en démonstration, en test,…
    • Permet au grand public de se former
  • Transmission de savoir-faire
    • Partager des connaissances
    • Thèmatiques: vannerie, travail du bois, du métal,…
    • Entreprise hébergée et portée par Laurent aubertin pour des formations sur des chauffes-eau, des rocket stove, des éoliennes piggot,…
    • Fabrication à partir de matériaux récupérés
  • Transmission de savoirs anciens mais qui ont leur pertinence aujourd’hui dans un cadre de résilience
  • Créer des liens entre personnes
  • Dans une démarche éduc-pop
  • Outil adaptable à des besoins
  • Exemple du développement d’une serre pliante avec idée de diffusion (mais difficile à faire)

Mewen MICHEL (LTL Brest)

  • Présentation du LTL bRest
  • Jeune asso
  • Besoin d’avoir un ancrage local
  • Axes du LTL Brest
    • fédérer des acteurs locaux: particuliers, professionnels, ceux qui pratiquent des LT sans le savoir
    • expérimenter au sein d’un atelier pour améliorer des techniques
    • former notamment auprès du grand public en faisant venir des intervenants “extérieurs”. Intervenir auprès des professionnels, des enseignants avec des objectifs de repenser les services autour des LT
  • Idée de montrer une autre image de la LT
  • Intégrer les problématiques de société, notamment autour des ressources, problématiques sociétales
  • Un atelier d’expérimentation va être ouvert à Brest à la PAM (ancien atelier d’imprimerie). Dans cet espace, il y aura des espaces culturels, associatifs, … et l’atelier du LTL Brest.
  • L’atelier ne sera pas “immense” en surface mais l’idée est de créer des connections avec d’autres ateliers pour couvrir des besoins spécifiques (comme des ateliers bois, métal,…)

Martin AMICE (LTL Brest et Ti’low-COAST)

  • également fondateur du LTL Brest
  • ingénieur à l’IFREMER
  • collectif Ti’low-COAST (“Cost-effective / Open source / Accessible / Sustainable Technologies”) tout juste formé pour rassembler des acteurs concernés par la mer
  • fédérer une communauté d’océanographes en s’appuyant sur la démarche low-tech
  • exemple de gérer la fin de vie des balises argos (lorsque les piles sont vides, les pompes qui permettent de faire remonter la balise en surface, ne fonctionnent plus et les instruments restent au fond de l’eau).
  • s’appuyer sur la posture low-tech pour faire changer ces pratiques.
  • développement également de capteurs citoyens
  • idée d’impliquer des acteurs concernés mais qui ne sont pas en posture de contribuer actuellement
  • questionnement autour de la façon d’impliquer l’ensemble de ces acteurs autour de démarches communes liées à la mer
  • C’est encore en réflexion.

Echanges avec la salle

  • xxx : il faudrait se poser des questions autour de la possible sur-consommation de données (numériques).

    • M.A.: la démarche LT permet effectivement de se poser ce type de question. On a aussi des mesures par satellite qui font doublon mais dans certains cas (sur le côtier par ex.), il faut aussi des données de terrain.
    • il faudrait regarder beaucoup plus finement les données mais cela demande énormément de compétences et de temps pour changer les pratiques.
  • xxx : les effets du changement climatique sont à étudier et il ne faut pas se brider sur la connaissance. Beaucoup de moyens sont alloués aux problématiques locales, côtières.

  • Nicolas: est-ce que c’est stratégiquement intéressant d’associer low-tech et low-cost ? c’est politiquement tangent par rapport au développement des LT

    • Thomas T.: effectivement certains projets sont “bricolés” par nécessité.
    • T.: Chez BAM, on bénéficie du crédit impôt recherche pour les projets innovants. Mais les projets de type LT ne sont pas financés par ce biais car ce n’est pas considéré comme de l’innovation.
    • Mewen : parfois le plus accessible est disponible directement dans le magasin. De la bière ou du savon produits avec des low-tech est possible car il est tout à fait possible d’imaginer une production locale (intrants et transformations)
    • Thomas : il n’est pas possible d’imaginer un passage à l’échelle sans une réflexion profonde sur notre relation avec les objets (réparation,…) et cela demande du temps. Il est donc essentiel de questionner nos modes de vie avant tout. Il ne faut pas déléguer les opérations sur nos objets à d’autres qui sont parfois à l’autre bout du monde.
    • Aurélien : Il est important de redonner de la valeur aux savoirs-faire. Le relocaliser permettrait de mettre en vitrine ces derniers (réparateurs, artisans …). Malheureusement, ces chaines là ont disparues au détriment de la démarche environnementale.
  • xxx: L’imaginaire low-cost véhicule une certaine forme de production et une certaine culture.

    • Thomas : idée de rendre le coût perceptible (tous les coûts). Aujourd’hui, il y a tout un tas de mécanismes économiques qui font que l’on ne mesure pas ces coûts (couts externalisés, indirects, dans des pays à bas coût de mains d’oeuvre, dans des conditions sociales dégradées,…). Si le coût réel était connu (externalités environnementales, sociales,…) alors la low-tech (ne?) serait peut être plus “Low-cost”.
    • xxx : il y aurait besoin de laisser une place aussi à l’humain
    • xxx :
      • 1er point: y a t’il des exemples de LT avec des activités économiques ? et selon quel modèle économique ?
      • 2ième point: notion autour du passage à l’échelle (à l’usage)? comment concurencer de la production jolie et neuve en magasin par rapport à des productions à base de matières récupérées.
    • Mewen: “Comment la LT peut se financer?” il y a un article sur le sujet xxx (référence à mettre ici). Différence à faire entre vivre de l’activité et faire de l’argent (i.e. s’enrichir). Voir l’exemple de Neoloco (torréfaction solaire de graines) où les gens achètent d’abord de bons produits et pas parce que c’est du solaire LT. C’est ausi le cas des paysans qui maitrisent leurs semences et leurs outillages.
    • Aurélien: il n’y a pas d’objectif d’être dans une démarche capitaliste mais de rendre visible les coûts environnementaux.
    • Maud T. : rendre les gens autonomes sur la fabrication
  • xxx : il y a l’impression qu’il manque des outils de réflexion et d’évaluation

  • xxx : quel est le modéle économique de BAM ?

    • T.T. : BAM est une entreprise qui fait de la prestation depuis 2015 et qui s’est transformer en SCOP. Le projet de station des savoirs est assez cheap donc ce n’est pas le plus représentatif.
    • Maud T. : pour le LTLB, un peu comme pour l’écocentre du Tregor, les ateliers, animations financent en partie. Le LTLB est encore très jeune mais on compte sur les prestations d’accompagnement d’entreprise, d’asso et autres structures + sur les formations pour pouvoir aussi faire des ateliers gratuits ou très peu cher pour le grand public et payer le loyer à la PAM.
  • Simon Eibner (Enseignant chercheur): donne des cours autour du solaire à concentration. importance de parler de documentation. crainte de dérives et de comment s’assurer que cela reste low-tech.

    • martin: diffusion dans des écoles d’ingénieurs de ce type de pratique. Voir aussi le réseau lowTRE. Accompagnement sur la démarche low-tech depuis l’évaluation du besoin initial (utile ? Nécessaire ?) jusqu’à sa fin de vie (aussi en termes de rémploi, recyclage etc.). Besoin de documenter (et de quantifier scientifiquement en précisant le contexte d’utilisation) la réelle efficacité des objets low-techs.

manque une partie

  • Emmanuel : Je ne suis pas sûr que la démarche de l’atelier paysan soit extrapolable à l’artisanat du fait que les paysans ont déjà plusieurs métiers et savoir-faire pratiques.
    • xxx : De nombreux paysans sont des chefs d’entreprises et n’ont plus posé une brique depuis longtemps … Ainsi, il est important d’amener, comme pour l’artisanat, un plus grand nombre à s’approprier cette démarche et cela passera surement par un attrait économique, de nouveaux débouchés.
    • Martin : beaucoup de nouveaux métiers à inventer, à construire. Les tiers-lieux, dont le LTLB ont aussi cette vocation.

manque une partie

  • xxx : Les enfants ne sont pas assez mentionnés alors que c’est eux qui peuvent nous motiver à des démarches concrètes.
  • xxx : Quand on parle d’artisanat et d’appropriation, il est intéressant d’aller voir L’outil en main
  • xx : Bricoler, mettre la main dans la terre est une forme de méditation, de libération.
  • Thomas : La R&D d’intérêt collectif permet de réduire la facture. L’ego peut freiner la collaboration du fait que chacun souhaite apporter sa vision du monde.

Licence à préciser par les co-auteurs et les participants. Par defaut :

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